mardi 1 septembre 2015

Je t'ai vue.

Tu t’éloignes. tu prend tes distances. Invisible aux yeux du monde. Tu disparais. Tu laisses passer tes chances comme si rien n’étais. Trop peur de te montrer et de devoir assumer. Tu te fonds dans la masse en espérant que personne ne te remarque. Tu ne veux qu'une vie simple. Qu'une vie d'homme heureux. Tu te caches, trop honteux. Ne sachant plus vers qui tourner, ne sachant plus à qui penser, tu es la assis face au vent, a te demander où est passé toute ton innocence et ta confiance en l’humanité.

Tu es bien loin à présent, invisible comme toujours aux yeux de l’humanité, de la société. Tu observes le monde avec tes petits yeux rempli de chagrins, de questions sans réponses et là tu perds espoir, qu’un jour tôt ou tard, la joie, la bonté et la richesse du sourire partagés revienne. Enfin c’est ce que tu penses, mais au fond, tu ne peux t’empêcher de garder une étincelle d’espoir, cette petite flamme, celle qui te maintient en vie.


Mais je suis là, j’apparais, je te vois. Dehors, personne ne fait vraiment attention à toi. Les gens passent sans lever les yeux, sans regarder autour d’eux. Mais je t'observe à l'inverse d'eux. Tu es là. Pas très visible. Tu te crois mis à l'écart. Loin de tout. Loin de ce monde de fous. Mais non. Tu es ancré dans cette société. Tu te crois seul, mais tu ne l’est plus. Lève les yeux et regarde autours. Regarde ce paysage qui vaut tous les détours. Regarde le bien car un autre chemin s’offre désormais à toi. Ne te cache plus. Sors de ton trou et admire ce que tu pourras aimer, je serais la pour te guider.